Michael Gregorio, vous êtes de retour à Namur ce soir. Heureux de retrouver le public belge?

Je suis super ravi d’être de retour en Belgique et qui plus est, à Namur. Ça fait longtemps que je n’y ai pas joué. La dernière fois c’était au Théâtre. Malheureusement, je n’avais pas eu le temps de me balader et de découvrir la ville. J’espère en avoir l’occasion cette fois-ci.

Vous risquez d’être reconnu. Les rues namuroises sont bondées pendant les Wallos…

Ha oui c’est vrai. Il paraît que c’est un sacré bazar vos Wallos. J’ai hâte de découvrir ça.

De mémoire, vous êtes le seul imitateur à avoir été programmé sur une grande scène. Au milieu des musiciens, vous sentez-vous plus chanteur qu’imitateur?

Je ne me sens pas plus l’un que l’autre. Je ne me pose même pas la question dans la mesure où c’est la musique qui m’a amené à l’imitation. Je me suis beaucoup produit en festival, aux Francofolies ou au Paleo (le plus grand événement extérieur de Suisse qui a lieu à Nyon). Ce qui change par rapport aux représentations dans les salles, c’est l’énergie transmise par le public. Et la durée du spectacle parfois. Ce soir, on joue 1h15 au lieu de 2hpar exemple.

Votre répertoire compte un grand nombre de chansons anglo-saxonnes. C’est plutôt rare pour un artiste français…

Ça a toujours été comme ça. Cela remonte au temps où je m’amusais à chanter comme Tom Yorke de Radiohead ou à faire du Nirvana. Maintenant, le spectacle est proposé à des spectateurs qui parlent le français. 60% des chansons du répertoire sont donc en français mais cela a tendance à se resserrer en festival. Hé oui, en France aussi on écoute des artistes internationaux. (rires)

Vous citez Radiohead et Nirvana… Et pour l’imitation, qui vous a influencé?

Il n’y en a pas vraiment puisque c’est la musique qui m’a poussé dans cette voie. Je citerais quand même Thierry Le Luron. Même s’il est mort quand j’avais deux ans, j’ai découvert son travail par après. Parmi les humoristes, il y a beaucoup de gens dont j’apprécie le travail comme Florence Foresti ou Gad El Maleh.

On vous a vu ému en chantant devant et avec Joe Cocker. C’est un exercice périlleux de prendre la voix de quelqu’un qui est assis devant soi?

Je n’aime pas trop ça. Je n’aime pas le fait de prendre un artiste en otage. En plus, on n’a jamais de retour sincère devant les caméras. Sinon, c’est vrai que l’exercice donne le trac.

Et en dehors des caméras, comment le prennent-ils?

Très bien. depuis que je fais des imitations, je n’ai jamais eu une seule plainte. Je fais toujours ça dans le respect. Je respecte les artistes, même ceux dont j’apprécie moins le travail.

On vous appelle parfois l’homme aux mille voix mais si vous deviez n’en choisir qu’une, laquelle serait-ce?

Impossible! Je ne peux pas choisir une voix, plutôt un artiste ou un moment du spectacle. Cela dépend des soirs.

Être auteur et chanter vos propres chansons, ça ne vous titille pas?

Je me suis déjà essayé à la composition pour un film. C’était une parenthèse très sympa mais c’est une parenthèse. Ça n’est pas du tout d’actualité.

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