leprogres.fr - 9 Juillet 2017

Dauphine

Être artiste me paraissait inaccessible

Avant de monter sur scène, le chanteur-imitateur et l’ancien candidat

de « The Voice » ont rencontré les lecteurs de La Tribune/Le Progrès pour se prêter au jeu du questions/réponses. Extraits.

Comment en êtes-vous arrivé à devenir imitateur ?(Justine Moine)

« J’ai commencé par la musique puis en fin de 3e , j’ai débuté le théâtre. Je me suis rendu compte que je pouvais travailler ma voix et la modifier. Je connaissais quelqu’un qui travaillait pour Graine de stars , une émission de M6. L’émission recherchait des personnes qui pouvaient travailler leur voix. J’ai envoyé un CD, j’ai été pris. C’est comme ça que j’ai commencé. J’avais 16 ans. »

Enfant, vous vouliez devenir artiste ? (Sandra Montérymard)

« J’avais envie d’être avocat mais j’ai toujours été attiré par la musique. J’ai fait du théâtre, du cirque aussi, il y avait des petits indices. Mais évoluer dans ce métier me paraissait inaccessible car à l’époque, j’habitais dans la Meuse, à côté de Verdun… Je me voyais plutôt dans le droit. »

Avez-vous connu quelques-unes de vos voix féminines ? Une imitation préférée de l’une d’elles ? (Didier Monterymard)

« Oui, j’en ai connu quelques-unes dans ma vie (rires). Mon imitation préférée, je n’en ai aucune idée. Dans ma tête, je ne raisonne pas en tant qu’imitateur mais comme chanteur. Je ne vais pas aimer une imitation mais un artiste. Il m’est difficile de choisir un artiste, il faudrait renoncer à tous les autres. Je suis fan de rock et j’aime Radiohead, Rage against the machine, Nirvana, Billy Holiday. Dans un autre genre, j’aime beaucoup Brel. Dans mon parcours, j’ai découvert que je pouvais travailler des chanteurs plus populaires. Mes sœurs sont fans de comédies musicales donc je me suis amusé à chanter Daniel Lévy des Dix commandements ou Daniel Lavoie dans Notre-Dame de Paris. En ce qui concerne les voix féminines, j’ai plutôt des chanteuses classiques dans mon répertoire. »

Votre spectacle s’intitule J’ai dix ans. Sur cette décennie, quel est pour vous le moment le plus marquant ? (Fabien Rivet)

« C’est pareil, il faudrait renoncer à toutes les histoires qui se sont passées… J’ai du mal à choisir mais je vais jouer le jeu. Si vraiment, je devais retenir une chose, ce sont les personnes qui sont dans la piscine (une petite piscine gonflable avait été installée derrière les loges samedi, NDLR). C’est l’aventure humaine avec mon équipe, qui est devenue ma seconde famille. J’ai pas dix ans mais on a dix ans… Ce sont les mêmes qui m’entourent depuis le début même si on est plus nombreux aujourd’hui. »

Sur une émission de télévision, vous avez performé avec Véronic Dicaire. Envisagez-vous un spectacle en duo ? (Guillaume Blard)

« Nous n’avons pas prévu de travailler ensemble même si nous nous sommes rencontrés à Montréal et que nous avons fait un duo ensemble. C’est une artiste avec une voix exceptionnelle. Je ne sais pas si nos spectacles sont compatibles mais les portes ne sont pas fermées. »

Après l’imitation et le doublage, avez-vous pour projet de jouer au cinéma ? (Christophe Ayad)

« J’ai déjà tourné dans quelques films. Pour le moment, j’ai d’autres projets. Je vais déjà faire une pause après la tournée de mon spectacle. Une série est en préparation, si le projet va au bout, je fais partie du casting. J’ai également un spectacle musical à venir mais qui n’a rien à voir avec l’imitation. »

Si vous perdez votre voix, comment faites-vous ? (Nathalie Masclaux)

« C’est un spectacle très engageant, je peux la perdre à tout moment. Dans le bus, ce n’est pas facile de récupérer. Hier (vendredi, NDLR), on jouait à Saint-Maximin (Oise), ce soir (samedi, NDLR) après le concert des Brumes, on repart pour 650 km en Vendée. Je fais attention car je n’ai pas de doublure (rires). »

Quel artiste avez-vous du mal à imiter ? (Joëlle Masclaux)

« Il y en a plein, c’est un vrai travail vocal. Si visuellement, il y a un truc à faire, un gag, ça vaut le coup de le tenter. Dernièrement, j’ai mis du temps pour Stromae. Mais j’ai eu la chance d’être aidé par Marion, sa chorégraphe, qui s’adresse plus à des interprètes qu’à des danseurs. J’ai travaillé les mouvements du chanteur sans les copier. De toute façon, c’est impossible, je suis plus petit que lui. »

Le 18 octobre, vous allez jouer au Bataclan. Est-ce que prendre la décision de jouer dans ce lieu a été compliquée ?

« Le Bataclan, c’est notre maison. Même si ce n’est pas évident parce que nous avons perdu une amie là-bas, l’important pour mon équipe et moi, est d’y retourner. On veut faire revivre ce lieu. On a fait ce choix à l’unanimité. Mais je comprends que certains artistes n’ont pas envie de jouer au Bataclan. Chacun réagit à sa manière. Il ne faut pas forcer les gens. »

 

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