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Michaël Gregorio : «J’adorerais jouer à Musilac»

La graine de stars a bien poussé. S’il avoue des envies d’autre chose, face au succès de son troisième spectacle “En concertS” il joue les prolongations. En plein tournage pour France 3, Michaël Gregorio, petit protégé de Laurent Ruquier, sera au Phare samedi prochain (il jouera à guichets fermés) avec son armada de voix.

Plus qu’imitateur, c’est un véritable show man qui a conquis le public partout où il est allé. Interview avant son entrée en scène.

Chanteur, imitateur, humoriste, comment vous définissez-vous ?
Je ne me pose pas la question, j’essaie de faire du spectacle, de divertir. Et c’est un ensemble de choses qui entrent en compte. Il y a de l’imitation, c’est indéniable, mais je m’amuse aussi avec les codes d’un concert. Dans une imitation la voix représente peut-être 20 %, après je tourne autour de la caricature, du détournement où je crée quasiment de nouveaux personnages. Et puis il y a des moments plus solennels. Et je joue aussi de la guitare, de la batterie… Je suis donc sur plusieurs tableaux : comédie, théâtre, humour, musique, émotions…
Comment choisis-tu de travailler et d’intégrer ou pas dans ton spectacle, telle ou telle voix ?
Il y a des incontournables forcément. Par exemple je travaille en ce moment sur Daft Punk et Stromae. Et en même temps je ne me fixe pas de règle. Ce qui m’inspire c’est l’énergie et l’émotion que dégage un artiste. Je suis comme une éponge. Ce qui me donne envie de m’attaquer à un artiste est alors difficilement descriptible. Mon spectacle n’est jamais figé, on teste des choses, on en garde, on en enlève.
Cette tournée ne s’arrête plus, presque deux ans, comment vivez-vous ce succès ?
Je me dis que c’est une chance et qu’il faut savourer. Il y a la tentation, quand on voit les salles complètes, d’entrer dans une routine et de se dire “C’est normal”. Alors que ça ne l’est pas, et tout peut s’arrêter. Et faire des zéniths complets, il y a quand même quelque chose d’incroyable.
Le coup de force est aussi d’avoir réussi à vous imposer dans des festivals dédiés à la musique comme, par exemple, le Paléo…
Effectivement, il y a une certaine fierté d’avoir pu promener mon spectacle dans des lieux où il n’était pas attendu. Il y a eu, entre autres, Le Paléo festival où j’étais entouré de Blur, Kavinsky, Oxmo Puccino, Benjamin Biollay… J’ai joué devant 12000 spectateurs, il s’est mis à pleuvoir ce qui a donné une autre dimension au moment. C’est l’une des plus belles dates de ma carrière. Et puis j’ai joué au théâtre du Châtelet (où se tient la cérémonie des César). C’était magique. Mais il faut aussi saluer le culot des producteurs qui ont su me faire confiance.
Musilac, vous connaissez bien pour en avoir été le parrain en 2012, une petite place dans la programmation, ça vous plairait ?
J’adorerais jouer à Musilac. Et si l’occasion se présente, avec plaisir. Je garde vraiment de très bons souvenirs de ce festival.
Vous aviez slamé dans la foule avec les Shaka Ponk. Cette année, ils reviennent, et le parrain c’est Yannick Noah, il se lâchera comme vous ?
(rires) Je ne sais pas. C’est probable. Frah (le chanteur) sait être très convaincant, après je ne connais pas très bien Yannick Noah.
La suite de votre carrière semble s’inscrire sur écran désormais, avec le tournage actuellement de “Frères ennemis” pour France 3 ?
J’ai envie de nouvelles aventures dans la fiction et le cinéma. Une envie de retour à mes premiers amours de théâtre. C’est l’occasion de sortir de ma zone de confort, de me mettre en danger. J’apprends beaucoup, et c’est vrai que j’ai envie de continuer.
Gregorio et un nouveau spectacle, ce n’est donc pas pour tout de suite ?
Je vais terminer ma tournée début 2015. Je vais, ensuite, préparer une surprise, dans le prolongement de mes trois spectacles pour fin 2015. Et après, effectivement, j’ai d’autres projets qu’un nouveau spectacle, mais qui sont encore au stade embryonnaire.
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