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Michaël Gregorio : « Je ne suis pas quelqu’un de très connu »

Humour. À l’occasion de son unique date jurassienne en 2013 qui se jouera à guichets fermés à la Commanderie à Dole le 31 mai, rencontre avec l’imitateur-chanteur produit par Laurent Ruquier.

 

Quelle année exceptionnelle pour vous, entre une tournée qui affiche quasiment complet chaque soir et un Globe de Cristal 2013 pour le meilleur one-man-show, on ne peut rêver mieux non ?

C’est vrai que ça se passe vraiment bien. Le Globe de Cristal me touche, et le fait d’être mis en avant par les journalistes, ça fait plaisir. Le public on l’a tous les soirs, c’est un retour instantané, on ressent s’ils apprécient ou non.

Comment expliquez-vous ce succès, le résultat d’une médiatisation plus importante ?

C’est avant tout le bouche à oreille qui a pris le relais des médias, et qui porte ce spectacle. Je pense que c’est aussi le fruit de six années de tournée non-stop à travers toute la France et autour du monde (Belgique, Suisse, Japon). Il s’est passé quelque chose sur scène. Inversement, j’ai fait beaucoup moins de télé cette année qu’avant. Ma notoriété n’est pas grande, je ne suis pas quelqu’un de très connu.

Justement, qu’avez-vous envie de dire à ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

J’ai 28 ans, je suis originaire d’Étain dans la Meuse, j’ai commencé les spectacles en 2006. L’imitation n’est pas une passion, elle est venue par hasard un jour dans un cours de théâtre au lycée. Je m’amusais à jouer avec ma voix et mes amis m’ont poussé à continuer. Parallèlement, j’étais fan de musique notamment Radiohead et Nirvana. C’est ce mélange théâtre-musique qui a été le déclic pour commencer l’imitation.

Sur scène, on remarque que votre tessiture est assez exceptionnelle, est-ce un don ou le fruit de votre travail ?

Non ce n’est pas un don, c’est d’abord du travail et encore du travail. J’ai des prédispositions, mais sans l’entraînement, ça ne marcherait pas.

De Joe Cocker à Mika ou encore Ray Charles, vous imitez plus de 60 voix. Combien d’heures vous faut-il pour les travailler ?

C’est impossible à quantifier. Quand je suis en tournée, je me repose, je ne fais pas d’excès avec ma voix. Je réécoute les artistes pour maintenir une certaine rigueur.

Que connaissez-vous du Jura ?

Je n’ai pas eu l’occasion de venir personnellement dans votre département, juste pour les spectacles à Saint-Claude. Dans la région, je connais plus Besançon qui est dans le Doubs c’est ça ? (rire…)

Michaël Gregorio « En Concerts », vendredi 31 mai à 20 h 30 à la Commanderie à Dole. Spectacle complet.

 

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